20 juillet 2017

Mon âme papillon

 
Mon cycle me chatouille l’oreille : « Rentre petite abeille, rentre ».
À petits pas, un peu perplexe... Je sens, j’entends, le doux appel de mes émotions primitives. Lorsque je ferme les yeux. Je danse, j’éclate de rire, les bras en V au-dessus de mon corps libre de toute forme de civilisation. Je suis moi, je suis nature, je suis sauvage.

© Christiane Désir

Un papillon se pose sur moi et me dit : Prend garde, quelqu’un vient ! Il veut éteindre ta flamme et te rendre flemme. Cette flemme zombifiante qui te joue merveille à la téloche. Ce soir, ça va se savoir ! Tu vas devenir scandaleusement riche et affreusement pauvre ! Pauvre d’idée, pauvre d’action, pauvre d’amour, pauvre toujours... 

Papillon, toi qui vois clair, dit moi... 
Pourquoi certains terriens, sans que nous en ayons foi, nous soufflent nos idées, nous disent qui admirer, et qui mépriser, les argotismes à glisser dans la conversation, les blagues censées nous faire rire ? 

Regarde dans le ciel, les boutons magiques tourner, tourner… des voix remplissent l’espace, l’impitoyable marche en avant ne s’arrête jamais.

Mais, mais… tout le monde le fait et ils ont l’air d’aimer cela, ils sont heureux sur le Network. Je vois des femmes et des hommes partager leurs bonheurs. Ils aiment la vie, ils sourient, ils s’amusent comme dans les films. C’est peut-être moi qui suis malade, tu sais, ce fameux burn-out, la dépression. Remettre toujours tout en question. Ne plus voir que l’invariable obscénité grasse et visqueuse, cette gentillesse manipulatrice destructrice de création ! Ne plus croire ce que l’on me dit, ce que l’on me montre. Je suis écœurée et je vomis cette société !

Mais le papillon se met à rire de toutes ces ailes et me hurle à l’oreille : 
Rentre chez toi et écoute cette petite voix, elle est tienne. Je t’ai connue enfant, tu dansais, tu parlais aux objets, tu animais ton propre monde ! Nul besoin de personne pour créer ton univers ! Alors, crée, et ton univers sera vaste ! Danse, rit aux larmes et surtout rentre chez toi ! Transmets ton âme à l’aube du jour, aux quatre vents, à l’odeur de la pluie et elle ruissellera le long de la rivière insoumise.

Auteure © Christiane Désir
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Textes, images et vidéos par Christiane Désir. Sous licence "CC" Creative Commons - Attribution-NoCommerciale-NoDerivatives 4.0 International (CC BY-NC-ND 4.0).

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